Le livre « Climat : comprendre sans simplifier », écrit par Michel Vieillefosse et publié en novembre 2025 aux éditions L’Harmattan, est un ouvrage qui se distingue par son approche technique et empirique.

Voici ce qu’il faut en retenir pour vous faire une opinion :

1. Le profil de l’auteur : un expert de la mesure

Michel Vieillefosse n’est pas un vulgarisateur généraliste, mais un ingénieur et scientifique de haut niveau (ancien du CNES, collaborateur de la NASA). Son expertise repose sur la télédétection et les mesures physiques. Cela donne au livre une crédibilité particulière sur la manière dont on obtient les données (satellites, avions, relevés au sol).

2. La démarche : « Sans simplifier. »

Le titre est une promesse tenue : l’auteur refuse les slogans ou les raccourcis souvent présents dans le débat public.

L’originalité : Il s’appuie sur ses propres travaux et mesures réalisés sur plusieurs décennies pour expliquer les mécanismes du réchauffement.

La précision : Il détaille des phénomènes complexes, comme le rôle de la vapeur d’eau (souvent oubliée au profit du seul CO2), l’albédo des sols et les échanges thermiques entre l’océan et l’atmosphère.

3. Les thèmes clés abordés

Le livre s’articule autour de questions fondamentales pour comprendre le système Terre :

  • Les mécanismes de régulation : Comment la planète gère-t-elle le froid spatial et l’énergie solaire ?
  • Le rôle des sols : L’auteur met l’accent sur l’altération des surfaces terrestres (déforestation, urbanisation) comme facteur majeur de hausse des températures, au-delà des seuls gaz à effet de serre.
  • L’Arctique : Une explication détaillée des raisons pour lesquelles cette zone se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste du globe.

Points forts et limites

Points forts     Points d’attention

  • Rigueur scientifique : Basé sur des mesures physiques concrètes et non seulement des modèles.
  • Niveau de lecture : Bien que destinée aux non-spécialistes, l’approche « sans simplifier » demande un certain effort d’attention.
  • Vision globale : Intègre la biologie (forêts), la physique (vapeur d’eau) et la technologie (satellites).
  • Technicité : Certains passages sur les mesures infrarouges ou thermiques peuvent paraître denses.
  • Objectivité : Distingue clairement les faits établis des incertitudes scientifiques restantes.       

Pourquoi le lire ?

Si vous saturez des débats purement politiques ou militants sur l’écologie et que vous souhaitez comprendre la « mécanique » réelle du climat — comment on le mesure, pourquoi il change physiquement et quels sont les leviers d’action basés sur la science — c’est un excellent choix. C’est un livre qui s’adresse à ceux qui veulent dépasser le stade de l’opinion pour celui de la connaissance technique.

Devrions-nous consentir à des tarifs douaniers moins élevés sur nos expéditions automobiles ou de produits chimiques en échange d’une augmentation du réchauffement climatique et d’une agriculture locale affaiblie ?

Le Brésil est responsable de la moitié de la déforestation des forêts tropicales du globe. Il les transforme en champs de soja et en élevages.

La France joue déjà un rôle dans cette déforestation, en important chaque semaine 60 000 tonnes de soja brésilien.

En réalité, la forêt est un bien commun de l’humanité. Elle remplit une fonction cruciale en régulant la température grâce à l’évaporation de l’humidité des arbres. En effet, chaque kilogramme d’eau évaporée retire 2452 kJ d’énergie du sol, ce qui correspond à environ 155 watts par mètre carré.

Depuis quatre décennies, la déforestation est devenue le premier responsable du réchauffement climatique, dépassant même les émissions de gaz carbonique. L’importation accrue de soja et de volailles entraîne une déforestation supplémentaire, contribuant ainsi au problème.

Prenons le temps de considérer les conséquences de nos actes.


L’archipel de Mayotte entièrement ravagé est plongé dans le chaos.

Le cyclone Chido (« miroir ») apparaît le plus puissant observé depuis 90 ans, depuis le 18 février 1934. Des vents à 226 km/h ont été relevés. La cause principale est liée à des températures de surface proches de 30 °C et des eaux chaudes très profondes.

Trois facteurs expliquent une telle violence et de telles destructions.

  • Habituellement, l’ile est abritée par l’écran protecteur malgache. Mais cette fois-ci, le cyclone se présentait de petite taille. Les vents ne s’étendaient que de sur une surface de 50 km à 100 km, ce qui lui a permis de conserver intacte sa force.
  • La protection par l’écran malgache a donné dans le passé un sentiment d’invulnérabilité et l’absence de réflexe protecteur. La population ne croyait pas à l’alerte. D’où un bilan très lourd, humain et matériel.
  • L’ile est construite sur des sols présentant une importante déclivité, offrant ainsi une surface au vent plus grande.

L’archipel commence seulement la saison des cyclones, qui s’étale de novembre à avril. Elle est souvent accompagnée de pluies violentes. La population se retrouve sans toit particulièrement exposée dans les mois à venir. Sans eau potable, sans électricité, sans évacuation des déchets, sans ravitaillement, sans réseau, une humidité très forte. L’état sanitaire des 320 000 habitants va vite devenir préoccupant.

Mayotte se situe à 1 400 km de La Réunion, la base logistique la plus proche. Il va falloir reconstruire toute l’ile. Un pont aérien et un pont maritime s’avèrent indispensables pour soutenir l’ile et assurer la sécurité.


L’anomalie de température de la planète grimpe de 0,9 °C à 1,47 °C, une augmentation de 0,57 °C. La moitié de la progression observée depuis 60 ans ! Tentons une explication.

Quelles en sont les causes ?

  • Le CO2 n’a pas augmenté plus que les années précédentes : une croissance de 2,8 ppm, comme en 2019, 2020, 2021.
  • La hausse de la teneur en méthane est plus faible que les années passées : 12,7 ppb .
  • L’ozone présente une couche identique aux deux années précédentes : 278 DU.
  • Le réchauffement anthropique identique aux années précédentes explique une hausse de 0,015 °C sur douze mois

Cette augmentation de température a été observée entre les deux tropiques, et dans l’hémisphère Nord ; elle est absente au niveau des pôles. Elle a commencé en mars. Seul le soleil est capable de fournir une énergie aussi considérable.

Alors, regardons du côté du soleil et d’El Niño

  • Le soleil présente une hausse de l’éclairement de grande envergure, la plus importante depuis 1960.
  • La Nina recule pour laisser la place à El Nino.

Si nous utilisons les historiques de leurs influences sur la température moyenne de la Terre, nous obtenons : 0,05 °C pour le soleil, 0,19 °C pour la Nina — El Niño soit 0,24 °C sur douze mois.
Reste à expliquer l’autre partie de l’augmentation. Avons-nous un effet amplificateur du couple ? Depuis un an, nous observons une humidité relative plus faible que les années précédentes. La Nina en refroidissant le Pacifique pendant 3 ans a-t-elle abaissé l’hygrométrie, et donc préparé les conditions d’un éclairement plus important au niveau du sol  ? C’est probable. Nous avons observé le même phénomène en février 2016, mais aussi fin 2009 et fin 1987.

L’augmentation brutale de l’humidité de la planète en septembre devrait réduire l’anomalie de température, en octobre, malgré la hausse toujours présente du soleil et d’El Niño. 


L’anomalie de température de la planète a augmenté de 0,29 °C en un an, d’août 2022 à août 2023. Faut-il s’en inquiéter ? Les deux tiers de cette hausse annuelle (0, 20 °C) sont dus aux fluctuations naturelles (soleil et el Nino) et 0,015 °C annuel proviennent du réchauffement anthropique.

Un zoom sur les 30 dernières années est nécessaire pour extraire la pente du réchauffement anthropique, et faire abstraction des variations naturelles. Les oscillations des huit dernières années expriment principalement les variations naturelles (soleil, El Niño). N’utilisons pas un intervalle aussi court pour exprimer une tendance long-terme. Le soleil a créé un échauffement de 0,1 °C récemment en trois mois, El Niño entraîne des fluctuations de 0,2 °C en deux ans. Alors évidemment, il est difficile d’extraire la faible tendance hors fluctuations naturelles, 20 fois plus faible.

Il est donc urgent de renoncer à l’alarmisme inutile des publications des records mensuels. Agissons plutôt et concentrons-nous sur les causes du réchauffement anthropique. En particulier pour la France, arrêtons d’imperméabiliser les sols, végétalisons nos cités. Et tout ira mieux. Nous avons hissé la tendance au-dessus de celle de l’ensemble de la planète de 0,6 °C depuis 30 ans. Une action adaptée pourrait la faire redescendre rapidement.


Le soleil nous a envoyé une belle giclée de chaleur en août. Et il continue.

Après avoir considérablement chauffé au printemps, le soleil ne tire pas sa révérence. Il a gardé un rythme soutenu en août. Cet excès va se traduire par une hausse des températures en septembre. A-t-on atteint le sommet du cycle 25 ? Difficile à affirmer. Des bouffées régulières reviennent tous les deux mois. En tout cas depuis 1960, jamais l’éclairement solaire n’avait été aussi flamboyant. Trop occupés à idolâtrer le CO2, les commentateurs n’observent pas le soleil.

El Niño prendra-t-il le relais ? Il hésite à s’imposer, tant que le cycle solaire ne se replie pas.

Parler de réchauffement climatique sur des fluctuations journalières ou mensuelles n’a strictement aucun sens. À cette échelle de temps, ce sont les variations naturelles qui prédominent d’un facteur 10. Pour comprendre et traiter le réchauffement anthropique, il convient de garder une graduation de temps supérieure à dix ans. Nous savons alors isoler les cycles naturels (soleil, El Niño…) des courbes de tendance anthropiques.
Faire de l’alarmisme sur les records des dernières semaines ne peut semer que la confusion, sauf à expliquer les phénomènes cycliques naturels qui en sont à l’origine.

Et là le soleil est bien présent, plus que d’habitude.


Nous venons de vivre la plus forte variation naturelle de température sur un semestre, depuis 1960. Elle se superpose au réchauffement anthropique. Ce dernier continue sur la même pente, sans aggravation ni récession. Il n’y a aucune raison de créer un alarmisme comme le publient les sites en juillet, pour des phénomènes naturels…

Au premier semestre 2023, l’éclairement solaire a brutalement augmenté la température de la Terre de 0,13 °C. Il a augmenté la température de l’ensemble des océans de 0,23 °C (1 °C à la verticale du soleil) ; ce qui demande une énergie considérable. Seuls en sont capables le Soleil ou El Niño/la Nina.  

Dans le même temps, le « mythique CO2 » contribue au réchauffement pour 0,005 °C/an comme chaque année. Sur la durée, l’activité cyclique du soleil contribue peu au réchauffement. Sur les trois derniers mois, il fut le facteur décisif pour franchir des records. Nous aurions dû attendre 10 ans pour observer une telle valeur sans la bouffée de chaleur soudaine du soleil.
C’est comme discuter du niveau des mers, sans tenir compte des marées.

La NOAA vient de publier la température moyenne de la planète en juillet : une hausse de 1,18 °C depuis 1960. Juillet 2023 présente l’anomalie de température la plus élevée pour un mois de juillet. Habituellement, c’est un mois faible. Mais l’anomalie du mois dernier ne bat pas de record ; elle reste inférieure à celles de février et mars 2016, ainsi que celle de mars 2023.
L’année 2023 (du moins les douze derniers mois) n’est pas non plus l’année la plus élevée. Elle reste encore inférieure aux trois années 2016, 2019 et 2020, des années El Niño.

Les variations mensuelles de la température sont les plus mauvais indicateurs du réchauffement climatique. En revanche, ce sont d’excellents indicateurs des fluctuations naturelles. À cette échelle de temps, ce sont les fluctuations naturelles qui prédominent d’un facteur 10. Le réchauffement anthropique n’est visible que sur une échelle de temps supérieure à dix ans. Les cycles naturels (soleil, El Niño…) prennent alors moins d’importance.

Nous n’en profitons même pas, pour diminuer les causes anthropiques identifiées depuis longtemps. Nous refusons d’utiliser les bons indicateurs. La volonté de s’attaquer aux causes est toujours aussi absente. Les citoyens préfèrent l’anxiété à l’action. Dommage que les correctifs les moins onéreux et les plus efficaces ne soient pas mis en œuvre ; ils réduiraient de moitié l’anomalie de température.


Les écoalarmistes, s’en sont donné à cœur joie, ce mois de juillet en remplaçant la température de l’air mesurée à 2 m par la température du sol dans leurs bulletins de situation ou de prévision pour l’Europe. Des valeurs publiées de 5 °C supérieurs aux valeurs de l’atmosphère mesuré au sol. La faute en revient en particulier, à l’agence spatiale européenne et à Copernicus qui ont initialisé le mouvement.



Le résultat obtenu entre la mesure de la « température du sol » de « celle de l’air à 2 m de hauteur » diffère beaucoup. 
La première  dépend principalement du type de revêtement (eau, forêt, prairie, béton,) à échauffement égal… Certains matériaux accumulent la chaleur et ils sont incapables de la restituer rapidement. Par exemple le béton. Il peut s’en suivre une température de 20 °C au sol à midi, supérieure à l’air ambiant.
La température de l’air à 2 m du sol dépend de l’humidité de l’atmosphère pour les deux tiers. Elle dépend seulement pour un tiers du type de revêtement du sol. L’azote et l’oxygène sont insensibles au rayonnement. C’est la vapeur d’eau qui capte le rayonnement solaire et infrarouge et transmet sa chaleur à l’air.


L’Europe subit une augmentation de 1 °C supérieure au reste de la planète, parce qu’elle altère profondément ses sols. Elle les imperméabilise, interdisant à l’eau de rentrer en profondeur, puis de s’évaporer et de les refroidir. Sans évaporation, les deux tiers de la chaleur solaire absorbée ne peuvent plus ressortir. Le sol augmente sa température, mais l’air aussi par convection.


Actuellement, le nord de l’Europe mesure des températures plutôt clémentes en contradiction avec les déclarations alarmistes. Le bassin méditerranéen subit une canicule sous l’influence des vents d’Afrique particulièrement secs qui amplifient la sécheresse créée par l’altération des sols. Ces vents sont plus intenses que d’habitude. L’activité solaire particulièrement forte du dernier trimestre y contribue-t-elle ?


Beaucoup de sites avaient annoncé des records planétaires pour le mois de juin. Le chiffre publié par le Godard (GISS — NOAA) vient de sortir : 1,07 °C. Le réchauffement pour l’ensemble de la planète par rapport à la moyenne 1951-1980. C’est effectivement un record pour un mois de juin.

Mais l’année complète 2023 est loin d’établir un record. Sa température est plus faible que 2016, 2019, 2020, malgré une activité solaire la plus forte depuis 1960. Un surplus d’éclairement solaire qui a apporté 0,12 °C de réchauffement ce dernier semestre (voir les posts précédents  https://lnkd.in/e8BmeYnk). Beaucoup plus que le réchauffement anthropique en très légère augmentation d’une année sur l’autre à 0,016 °C.

Sur les 60 dernières années, il existe une part anthropique 0,90 °C en hausse constante supérieure à l’oscillation solaire de 0,10 °C. Néanmoins, l’échauffement important observé au dernier trimestre est dû au cycle solaire et non au réchauffement anthropique.

Un cycle naturel compris et expliqué éviterait une telle éco anxiété, puisque le réchauffement induit est temporaire.

Hormis les mois de juin, d’autres mois dans le passé ont eu des poussées plus élevées de température, que juin 2023 : février et mars 2016 (1,37 °C), février et mars 2017 (1,14 °C), mars 2019 (1,19 °C), février 2020 (1,24 °C), mars 2023 (1,21 °C).

Les médias adorent dramatiser. L’angoisse climatique empêche de prendre les bonnes mesures. Elle bloque tout débat sur les causes, et les solutions. Comprendre la part naturelle du réchauffement est de la première importance. Se poser la question pourquoi 2016, 2019, ont été plus chauds, c’est résoudre la moitié du problème.
Dramatiser des records sur un jour ou sur un mois n’a pas grand sens.


Si l’atlantique nord tropical subit un échauffement inhabituel de 0,2 °C, l’océan Atlantique nord au-dessus de 60N n’a pas bougé en température début 2023 (hiver boréal). Ce qui me fait dire que c’est bien le réchauffement solaire, parfaitement mesuré par le satellite TSIS, à l’origine des 0,2 °C, qui émeut tant les réseaux sociaux et les médias.

Deux phénomènes naturels temporaires expliquent la hausse inhabituelle de la planète depuis le début de l’année. Le soleil en surchauffe (voir le post précédent) et le retour d’EL Niño. Les deux sont temporaires et ne dépasseront pas dix-huit mois. La hausse induite par la somme des deux ne dépassera pas  0,2 °C .  L’essentiel de la hausse de 1°C  reste l’action de l’homme sur les sols.

Les océans sont plus sensibles à ces deux phénomènes naturels (pénétration des UV et affaiblissement des alizés). Depuis 60 ans, ils se sont moins réchauffés que les terres immergées (0,6 °C). Donc l’impact   apparait  beaucoup important en pourcentage, surtout entre les deux tropiques. Quasiment pour un tiers.