
L’archipel de Mayotte entièrement ravagé est plongé dans le chaos.
Le cyclone Chido (« miroir ») apparaît le plus puissant observé depuis 90 ans, depuis le 18 février 1934. Des vents à 226 km/h ont été relevés. La cause principale est liée à des températures de surface proches de 30 °C et des eaux chaudes très profondes.
Trois facteurs expliquent une telle violence et de telles destructions.
- Habituellement, l’ile est abritée par l’écran protecteur malgache. Mais cette fois-ci, le cyclone se présentait de petite taille. Les vents ne s’étendaient que de sur une surface de 50 km à 100 km, ce qui lui a permis de conserver intacte sa force.
- La protection par l’écran malgache a donné dans le passé un sentiment d’invulnérabilité et l’absence de réflexe protecteur. La population ne croyait pas à l’alerte. D’où un bilan très lourd, humain et matériel.
- L’ile est construite sur des sols présentant une importante déclivité, offrant ainsi une surface au vent plus grande.
L’archipel commence seulement la saison des cyclones, qui s’étale de novembre à avril. Elle est souvent accompagnée de pluies violentes. La population se retrouve sans toit particulièrement exposée dans les mois à venir. Sans eau potable, sans électricité, sans évacuation des déchets, sans ravitaillement, sans réseau, une humidité très forte. L’état sanitaire des 320 000 habitants va vite devenir préoccupant.
Mayotte se situe à 1 400 km de La Réunion, la base logistique la plus proche. Il va falloir reconstruire toute l’ile. Un pont aérien et un pont maritime s’avèrent indispensables pour soutenir l’ile et assurer la sécurité.
