L’Europe décide de remplacer le gaz russe par du charbon … russe

Le Royaume uni, président de la COP 26, est le premier à rompre ses engagements climatiques ambitieux, qui voulaient imposer il y a six mois l’abandon du charbon à tous les états. Il décide d’assurer la sécurité énergétique du pays et choisit de subventionner la consommation de carburant, de charbon, et les activités de forage. L’Allemagne, L’Autriche, les Pays Bas et la France  lui emboîtent le pas, en remplaçant le gaz russe par du charbon.

Le pouvoir d’achat des citoyens intervient. Le charbon est l’énergie la plus économique après l’hydroélectrique. Avec l’inflation, les pays ne peuvent plus payer les énergies les plus chères.

Quelle incidence cette volte — face a-t-elle sur le réchauffement ? Le charbon émet 60 % de plus de CO2 que le gaz, mais il n’est pas à l’origine de fuites importantes de méthane, comme le créent les gazoducs.. Donc l’impact sur la température est plutôt 30 % supplémentaire.
Au total, si l’Europe reconvertit ses centrales électriques à gaz, en centrales à charbon, l’impact sera de 0,000 02 °C sur la planète. La production de charbon supplémentaire de l’Asie cette année va en émettre 10 fois plus. Ce n’est pas cette reconversion qui va réchauffer la planète. Observons les vraies causes du réchauffement.

L’Europe doit expliquer et décider une politique énergétique durable. Les investissements sont à trop long terme, pour accepter des volte-face tous les six mois.


Pourquoi une telle canicule en France ?

Deux phénomènes simultanés s’additionnent : un phénomène naturel et un phénomène lié à l’homme. Le premier est un panache de chaleur qui arrive du sud, lié aux déplacements d’air, venant d’Afrique. Le deuxième provient de l’artificialisation des sols. L’air chaud arrive sur des sols imperméabilisés par l’homme. Ces derniers ont empêché une partie des pluies de s’accumuler dans le sol et ont bloqué les possibilités de vaporisation ultérieure lorsqu’il fait chaud. Si nous voulons avoir moins des canicules dans le futur, il faut arrêter de bétonner nos villes, les parkings de supermarché, les zones industrielles., les pistes cyclables… En bloquant l’évaporation, nous empêchons l’air de se refroidir.


L’Europe veut supprimer les voitures thermiques. L’Asie augmente sa production de charbon

L’Asie augmente sa production de charbon et efface d’un coup en 2021, la totalité des efforts que l’Europe se condamne à accomplir sur les 30 prochaines années.

 L’Union européenne va payer un lourd tribut à son désarmement énergétique unilatéral.
Le parlement européen veut interdire les voitures thermiques neuves à partir de 2035. Dans le même temps, la Chine vient d’augmenter sa production de charbon de 300 Mt (7 %) ; l’Inde de 400 Mt (33 %). L’ensemble des deux pays avec une production à 5 600 Mt dépasse dix fois la production américaine. Le surplus de charbon extrait cette année va émettre 1,1 Gt CO2 de plus dans l’atmosphère. C’est plus que la totalité des transports de l’Europe des 28 à 0,9 Gt CO2.

À quoi bon prendre de telles mesures, si en plus nous importons les pièces détachées et les batteries de Chine, fabriquées en utilisant du charbon ?

À quoi bon demander aux citoyens des efforts importants sur leur pouvoir d’achat pour  au final vivre sur la planète avec plus de CO2 ?
Doit-on arrêter nos importations de Chine ? Mais dans ce cas, adieu aux éoliennes et aux voitures électriques. Avec le bon diagnostic et une action appropriée, tout peut rentrer dans l’ordre


Une terrible sécheresse sur l’ouest des États-Unis fait craindre de nouvelles périodes de canicule et un black-out en Californie.

La Niña s’est installée depuis 15 mois ; les vents de surface sur l’ensemble du Pacifique tropical sont plus forts que d’habitude ; la majeure partie de l’Océan se retrouve plus froide. Les précipitations augmentent sur l’Indonésie, où les eaux restent chaudes, et diminuent sur le Pacifique tropical central, frais. Au-dessus de l’Indonésie, se développent des mouvements d’air ascendant plus forts. Par contre, il se forme un courant d’air descendant à la verticale des eaux plus froides du Pacifique central et oriental. Ce dernier entraîne un air sec sur les États unis. Durant les mois d’été, la bulle d’air dans l’atmosphère est chauffée par compression sous une haute pression, sans pouvoir être refroidie par l’humidité du sol. En 2021, la Niña avait créé des colonnes sèches au-dessus du Pacifique, comme elle le fait à chacun de ses épisodes. L’une d’entre elles, plus au Nord, avait été happée par le vortex. L’air sec se retrouvait comprimé sans possibilité de refroidissement par la vapeur d’eau.

Verra-t-on revenir le dôme de chaleur de l’été dernier sur l’Ouest américain ? Cette vague de chaleur arriverait sur un sol extrêmement sec. Les éoliennes seront incapables de subvenir aux besoins des climatiseurs, avec cet énorme anticyclone. Le tout éolien montre ses limites.

La Californie s’inquiète des coupures de courant à venir. Elle a arrêté les centrales nucléaires depuis plusieurs années. Le photovoltaïque et l’éolien sont insuffisants pour alimenter les climatiseurs avec l’arrêt de la production hydroélectrique. Les autorités lancent un appel urgent pour créer des moyens de production de plusieurs gigawatts ! Ils envisagent de donner des primes à ceux qui renonceraient à consommer l’électricité ! Les Californiens commencent à se demander si l’énergie verte n’est pas une immense farce. Ils paient 70 % plus cher leur électricité que le reste des Américains, pour un service le plus détérioré de tous. À chaque coupure un peu longue, la chaîne alimentaire et sanitaire est mise en danger. Ce pays est devenu le laboratoire grandeur nature des idées vertes. Il serait bon de l’observer.

 Sur le reste de la planète, il fait plus froid et plus humide que d’habitude, en particulier dans l’est de l’Amérique, le Brésil… Avec le bon diagnostic et une action appropriée, tout peut rentrer dans l’ordre


La canicule en Inde : les îlots urbains de chaleur

Les activités humaines dans les zones bâties conduisent à un phénomène, baptisé « îlots urbains de chaleur » caractérisés par des températures plus élevées que dans la campagne environnante. A minuit, dans la région de New Dehli l’écart est de 24°C, nous indique récemment l’instrument ECOstress  embarqué à bord de  la  station internationale. Les villes ne se refroidissent pas la nuit. Il y règne 39°C, en opposition aux  15°C dans la campagne environnante. Les agglomérations de plus en plus minéralisées font appel à des matériaux de construction denses, avides d’absorber l’énergie du soleil. Elles rafraîchissent peu les espaces par le biais de l’évapotranspiration.

Au total, cette urbanisation dans le monde contribue aujourd’hui  à un réchauffement de l’ordre de grandeur de celui créé par le CO2. Elle est aussi responsable des inondations.

Est-ce une fatalité ? L’imperméabilisation des sols en supprimant l’évaporation est un des grands responsables du réchauffement. Il est urgent d’y mettre fin. L’altération des sols à nos latitudes y contribue aussi. La solution passe par l’arrêt de l’altération des sols (parking des supermarchés, zones industrielles bétonnées). Avec le bon diagnostic et une action appropriée, tout peut rentrer dans l’ordre


La sécheresse en France

Le diagnostic : Le cycle de l’eau est perturbé. Le réchauffement de la planète a créé plus d’évaporation au niveau du sol, mais nous observons une humidité plus faible en altitude, depuis 40 ans. Il y a donc moins de précipitations et des sols plus secs. La vapeur d’eau dispose donc de moins de hauteur pour s’exprimer et évacuer le réchauffement solaire vers les altitudes élevées. Ce qui induit des phénomènes atmosphériques plus violents.

Est-ce une fatalité ? La déforestation au niveau des tropiques, en supprimant l’évaporation et les pluies, est un des grands responsables du réchauffement. Il est urgent d’y mettre fin. L’altération des sols à nos latitudes y contribue aussi. La solution passe par l’arrêt de l’imperméabilisation des sols (parking des supermarchés, zones industrielles bétonnées).

Avec le bon diagnostic et une action appropriée, tout peut rentrer dans l’ordre.


L’Inde et le Pakistan sont victimes d’un épisode de canicule particulièrement important.

Un dôme de chaleur s’est bloqué sur le continent indien. L’origine est liée à la Niña, exceptionnellement violente depuis 15 mois. La piscine d’eau chaude poussée par les alizés est située à l’ouest de l’océan Pacifique. Elle se traduit par une surélévation du niveau de la mer de 50 cm et une humidité plus forte. La Niña occasionne actuellement une humidité très forte sur la face Est de l’Asie de l’Australie et l’Afrique du Sud, et une sécheresse sur l’océan Indien.

Tous les 11 ans, cet équilibre fragile s’écroule sous son poids et repart vers l’est. Ce phénomène naturel est connu depuis 500 ans. Tout va progressivement rentrer dans l’ordre dans les mois qui viennent. 

La canicule est de plus en plus marquée, de décade en décade, sur le continent indien à cause de l’imperméabilisation des sols. L’artificialisation des sols empêche la terre de transpirer et de se refroidir entre deux moussons. C’est un des sujets que nous devons résoudre rapidement.

Arrêtons de faire peur et traitons les problèmes en fonction de leurs origines. Faisons la part des causes naturelles et de celles dues à l’homme.


L’hydrogène vert a-t-il un avenir ?

L’hydrogène reste une affaire de professionnels. Sa manipulation s’avère difficile, coûteuse, complexe, et consommatrice d’énergie. Autant il a un futur dans l’industrie, autant ce n’est pas demain que l’on mettra des véhicules à hydrogène entre les mains de monsieur tout le monde. Les exceptions concernent les fusées, où il est le carburant chimique le plus performant possible. Mais vous remarquerez que SpaceX ne l’utilise pas, car même pour les lanceurs, les problèmes font que l’avantage de performance ne vaut pas la peine et le coût.

La NASA est là pour nous le rappeler. Artémis 1, le premier vaisseau habitable à orbiter autour de la lune depuis 1972 est retourné au parking. La cause est due à la fuite des valves des circuits hydrogène, lors de tests avec remplissage, sur le pas de tir. Le lancement est reporté au 29 juin.

L’hydrogène restera une source d’énergie difficile à manipuler, et avec précaution. Donc… comme carburant, il n’a aucun sens pour le transport terrestre ou maritime. S’il a un avenir, il n’est probablement pas économique pour les fusées et certains avions.


Les fluctuations du niveau de CO2 de la planète nous renseignent jour par jour sur l’intensité des bombardements en Ukraine.

Le cycle annuel du CO2 est lié à la chlorophylle. Habituellement, dans l’hémisphère nord, nous observons une baisse à compter de mai ; une hausse à partir de mi-septembre, en fonction du cycle végétal.

Depuis le 24 février, début du conflit ukrainien, nous relevons une baisse importante au niveau planétaire en mars. Du jamais vu depuis 60 ans. Les mesures sont faites par la NOAA à Hawaï, de l’autre côté du globe. La chute reste marquée jusqu’au 25 mars. Elle s’arrête à cette date. Manifestement, il y a eu un répit dans les bombardements pendant une semaine, du 26 mars au 2 avril. Depuis le 2 avril, la chute du CO2 planétaire recommence de plus belle.

Comme je l’ai dit dans le précédent post, les énergies pour arriver à de tels chiffres sont considérables et dépassent tout ce que l’on peut imaginer. C’est l’équivalent d’un tiers de l’énergie annuelle consommée par l’ensemble de la planète exprimé en six semaines.
Si de tels bombardements devaient continuer un mois de plus, nous arriverions à la fin de l’année à une baisse annuelle du niveau du CO2 atmosphérique. Du jamais vu depuis le début des enregistrements en 1958.

La violence de la méthode n’est certainement pas la meilleure pour diminuer le CO2. Rappelons que l’arrêt de nos usines et de nos voitures n’avait absolument pas modifié le cycle habituel naturel.


Tout le monde parle du réchauffement climatique. Qu’en est-il exactement ? Avant toute action un diagnostic scientifique sérieux doit être établi. cette enquête part à la recherche des causes. Quelle est la part des phénomènes naturels, celle de l’homme? Quelles sont les décisions urgentes à prendre ?