L’anomalie de température de la planète grimpe de 0,9 °C à 1,47 °C, une augmentation de 0,57 °C. La moitié de la progression observée depuis 60 ans ! Tentons une explication.

Quelles en sont les causes ?

  • Le CO2 n’a pas augmenté plus que les années précédentes : une croissance de 2,8 ppm, comme en 2019, 2020, 2021.
  • La hausse de la teneur en méthane est plus faible que les années passées : 12,7 ppb .
  • L’ozone présente une couche identique aux deux années précédentes : 278 DU.
  • Le réchauffement anthropique identique aux années précédentes explique une hausse de 0,015 °C sur douze mois

Cette augmentation de température a été observée entre les deux tropiques, et dans l’hémisphère Nord ; elle est absente au niveau des pôles. Elle a commencé en mars. Seul le soleil est capable de fournir une énergie aussi considérable.

Alors, regardons du côté du soleil et d’El Niño

  • Le soleil présente une hausse de l’éclairement de grande envergure, la plus importante depuis 1960.
  • La Nina recule pour laisser la place à El Nino.

Si nous utilisons les historiques de leurs influences sur la température moyenne de la Terre, nous obtenons : 0,05 °C pour le soleil, 0,19 °C pour la Nina — El Niño soit 0,24 °C sur douze mois.
Reste à expliquer l’autre partie de l’augmentation. Avons-nous un effet amplificateur du couple ? Depuis un an, nous observons une humidité relative plus faible que les années précédentes. La Nina en refroidissant le Pacifique pendant 3 ans a-t-elle abaissé l’hygrométrie, et donc préparé les conditions d’un éclairement plus important au niveau du sol  ? C’est probable. Nous avons observé le même phénomène en février 2016, mais aussi fin 2009 et fin 1987.

L’augmentation brutale de l’humidité de la planète en septembre devrait réduire l’anomalie de température, en octobre, malgré la hausse toujours présente du soleil et d’El Niño. 


L’anomalie de température de la planète a augmenté de 0,29 °C en un an, d’août 2022 à août 2023. Faut-il s’en inquiéter ? Les deux tiers de cette hausse annuelle (0, 20 °C) sont dus aux fluctuations naturelles (soleil et el Nino) et 0,015 °C annuel proviennent du réchauffement anthropique.

Un zoom sur les 30 dernières années est nécessaire pour extraire la pente du réchauffement anthropique, et faire abstraction des variations naturelles. Les oscillations des huit dernières années expriment principalement les variations naturelles (soleil, El Niño). N’utilisons pas un intervalle aussi court pour exprimer une tendance long-terme. Le soleil a créé un échauffement de 0,1 °C récemment en trois mois, El Niño entraîne des fluctuations de 0,2 °C en deux ans. Alors évidemment, il est difficile d’extraire la faible tendance hors fluctuations naturelles, 20 fois plus faible.

Il est donc urgent de renoncer à l’alarmisme inutile des publications des records mensuels. Agissons plutôt et concentrons-nous sur les causes du réchauffement anthropique. En particulier pour la France, arrêtons d’imperméabiliser les sols, végétalisons nos cités. Et tout ira mieux. Nous avons hissé la tendance au-dessus de celle de l’ensemble de la planète de 0,6 °C depuis 30 ans. Une action adaptée pourrait la faire redescendre rapidement.


Le soleil nous a envoyé une belle giclée de chaleur en août. Et il continue.

Après avoir considérablement chauffé au printemps, le soleil ne tire pas sa révérence. Il a gardé un rythme soutenu en août. Cet excès va se traduire par une hausse des températures en septembre. A-t-on atteint le sommet du cycle 25 ? Difficile à affirmer. Des bouffées régulières reviennent tous les deux mois. En tout cas depuis 1960, jamais l’éclairement solaire n’avait été aussi flamboyant. Trop occupés à idolâtrer le CO2, les commentateurs n’observent pas le soleil.

El Niño prendra-t-il le relais ? Il hésite à s’imposer, tant que le cycle solaire ne se replie pas.

Parler de réchauffement climatique sur des fluctuations journalières ou mensuelles n’a strictement aucun sens. À cette échelle de temps, ce sont les variations naturelles qui prédominent d’un facteur 10. Pour comprendre et traiter le réchauffement anthropique, il convient de garder une graduation de temps supérieure à dix ans. Nous savons alors isoler les cycles naturels (soleil, El Niño…) des courbes de tendance anthropiques.
Faire de l’alarmisme sur les records des dernières semaines ne peut semer que la confusion, sauf à expliquer les phénomènes cycliques naturels qui en sont à l’origine.

Et là le soleil est bien présent, plus que d’habitude.


Nous venons de vivre la plus forte variation naturelle de température sur un semestre, depuis 1960. Elle se superpose au réchauffement anthropique. Ce dernier continue sur la même pente, sans aggravation ni récession. Il n’y a aucune raison de créer un alarmisme comme le publient les sites en juillet, pour des phénomènes naturels…

Au premier semestre 2023, l’éclairement solaire a brutalement augmenté la température de la Terre de 0,13 °C. Il a augmenté la température de l’ensemble des océans de 0,23 °C (1 °C à la verticale du soleil) ; ce qui demande une énergie considérable. Seuls en sont capables le Soleil ou El Niño/la Nina.  

Dans le même temps, le « mythique CO2 » contribue au réchauffement pour 0,005 °C/an comme chaque année. Sur la durée, l’activité cyclique du soleil contribue peu au réchauffement. Sur les trois derniers mois, il fut le facteur décisif pour franchir des records. Nous aurions dû attendre 10 ans pour observer une telle valeur sans la bouffée de chaleur soudaine du soleil.
C’est comme discuter du niveau des mers, sans tenir compte des marées.

La NOAA vient de publier la température moyenne de la planète en juillet : une hausse de 1,18 °C depuis 1960. Juillet 2023 présente l’anomalie de température la plus élevée pour un mois de juillet. Habituellement, c’est un mois faible. Mais l’anomalie du mois dernier ne bat pas de record ; elle reste inférieure à celles de février et mars 2016, ainsi que celle de mars 2023.
L’année 2023 (du moins les douze derniers mois) n’est pas non plus l’année la plus élevée. Elle reste encore inférieure aux trois années 2016, 2019 et 2020, des années El Niño.

Les variations mensuelles de la température sont les plus mauvais indicateurs du réchauffement climatique. En revanche, ce sont d’excellents indicateurs des fluctuations naturelles. À cette échelle de temps, ce sont les fluctuations naturelles qui prédominent d’un facteur 10. Le réchauffement anthropique n’est visible que sur une échelle de temps supérieure à dix ans. Les cycles naturels (soleil, El Niño…) prennent alors moins d’importance.

Nous n’en profitons même pas, pour diminuer les causes anthropiques identifiées depuis longtemps. Nous refusons d’utiliser les bons indicateurs. La volonté de s’attaquer aux causes est toujours aussi absente. Les citoyens préfèrent l’anxiété à l’action. Dommage que les correctifs les moins onéreux et les plus efficaces ne soient pas mis en œuvre ; ils réduiraient de moitié l’anomalie de température.


Après la hausse spectaculaire de l’éclairement solaire, c’est au tour de la vapeur d’eau d’augmenter dans l’hémisphère nord. La zone surchauffée par le soleil attire toute l’humidité de la planète ; ce qui entraîne des pluies diluviennes en Chine, en Slovénie, et dans d’autres régions.

Le soleil a eu la mauvaise idée de chauffer au printemps et de se refroidir tout aussi brutalement fin juin, au début de l’été. Fait intéressant, l’échauffement provoqué entre l’équateur et 40N a entraîné une évaporation, ainsi qu’un fort transfert de l’humidité dans cette zone. Dans le même temps, nous observons un refroidissement de l’hémisphère sud, et la stabilité de l’Arctique. La baisse de l’éclairement solaire depuis un mois, contracte maintenant cette humidité et provoque les pluies diluviennes observées en Chine.

Cette hausse locale de l’humidité se superpose aux fluctuations pluriannuelles planétaires observées depuis 60 ans : une baisse des années 1960 à 1980 suivie d’une hausse depuis les années 1990. Le niveau de 2023 rejoint le niveau des années 60. D’où les records de pluie.

Le vent s’établit entre les régions surchauffées et les régions où la température est restée stable (Arctique…). Nous les observons dans les deux sens nord et sud suivant la position d’anticyclones marqués. Le mauvais temps sur le nord de la France début août est dû à une descente d’air du sommet de l’hémisphère.

 Les fluctuations du soleil à contretemps par rapport à l’été sont bien à l’origine des changements de saisons observées cette année.


Les écoalarmistes, s’en sont donné à cœur joie, ce mois de juillet en remplaçant la température de l’air mesurée à 2 m par la température du sol dans leurs bulletins de situation ou de prévision pour l’Europe. Des valeurs publiées de 5 °C supérieurs aux valeurs de l’atmosphère mesuré au sol. La faute en revient en particulier, à l’agence spatiale européenne et à Copernicus qui ont initialisé le mouvement.



Le résultat obtenu entre la mesure de la « température du sol » de « celle de l’air à 2 m de hauteur » diffère beaucoup. 
La première  dépend principalement du type de revêtement (eau, forêt, prairie, béton,) à échauffement égal… Certains matériaux accumulent la chaleur et ils sont incapables de la restituer rapidement. Par exemple le béton. Il peut s’en suivre une température de 20 °C au sol à midi, supérieure à l’air ambiant.
La température de l’air à 2 m du sol dépend de l’humidité de l’atmosphère pour les deux tiers. Elle dépend seulement pour un tiers du type de revêtement du sol. L’azote et l’oxygène sont insensibles au rayonnement. C’est la vapeur d’eau qui capte le rayonnement solaire et infrarouge et transmet sa chaleur à l’air.


L’Europe subit une augmentation de 1 °C supérieure au reste de la planète, parce qu’elle altère profondément ses sols. Elle les imperméabilise, interdisant à l’eau de rentrer en profondeur, puis de s’évaporer et de les refroidir. Sans évaporation, les deux tiers de la chaleur solaire absorbée ne peuvent plus ressortir. Le sol augmente sa température, mais l’air aussi par convection.


Actuellement, le nord de l’Europe mesure des températures plutôt clémentes en contradiction avec les déclarations alarmistes. Le bassin méditerranéen subit une canicule sous l’influence des vents d’Afrique particulièrement secs qui amplifient la sécheresse créée par l’altération des sols. Ces vents sont plus intenses que d’habitude. L’activité solaire particulièrement forte du dernier trimestre y contribue-t-elle ?


Beaucoup de sites avaient annoncé des records planétaires pour le mois de juin. Le chiffre publié par le Godard (GISS — NOAA) vient de sortir : 1,07 °C. Le réchauffement pour l’ensemble de la planète par rapport à la moyenne 1951-1980. C’est effectivement un record pour un mois de juin.

Mais l’année complète 2023 est loin d’établir un record. Sa température est plus faible que 2016, 2019, 2020, malgré une activité solaire la plus forte depuis 1960. Un surplus d’éclairement solaire qui a apporté 0,12 °C de réchauffement ce dernier semestre (voir les posts précédents  https://lnkd.in/e8BmeYnk). Beaucoup plus que le réchauffement anthropique en très légère augmentation d’une année sur l’autre à 0,016 °C.

Sur les 60 dernières années, il existe une part anthropique 0,90 °C en hausse constante supérieure à l’oscillation solaire de 0,10 °C. Néanmoins, l’échauffement important observé au dernier trimestre est dû au cycle solaire et non au réchauffement anthropique.

Un cycle naturel compris et expliqué éviterait une telle éco anxiété, puisque le réchauffement induit est temporaire.

Hormis les mois de juin, d’autres mois dans le passé ont eu des poussées plus élevées de température, que juin 2023 : février et mars 2016 (1,37 °C), février et mars 2017 (1,14 °C), mars 2019 (1,19 °C), février 2020 (1,24 °C), mars 2023 (1,21 °C).

Les médias adorent dramatiser. L’angoisse climatique empêche de prendre les bonnes mesures. Elle bloque tout débat sur les causes, et les solutions. Comprendre la part naturelle du réchauffement est de la première importance. Se poser la question pourquoi 2016, 2019, ont été plus chauds, c’est résoudre la moitié du problème.
Dramatiser des records sur un jour ou sur un mois n’a pas grand sens.


Si l’atlantique nord tropical subit un échauffement inhabituel de 0,2 °C, l’océan Atlantique nord au-dessus de 60N n’a pas bougé en température début 2023 (hiver boréal). Ce qui me fait dire que c’est bien le réchauffement solaire, parfaitement mesuré par le satellite TSIS, à l’origine des 0,2 °C, qui émeut tant les réseaux sociaux et les médias.

Deux phénomènes naturels temporaires expliquent la hausse inhabituelle de la planète depuis le début de l’année. Le soleil en surchauffe (voir le post précédent) et le retour d’EL Niño. Les deux sont temporaires et ne dépasseront pas dix-huit mois. La hausse induite par la somme des deux ne dépassera pas  0,2 °C .  L’essentiel de la hausse de 1°C  reste l’action de l’homme sur les sols.

Les océans sont plus sensibles à ces deux phénomènes naturels (pénétration des UV et affaiblissement des alizés). Depuis 60 ans, ils se sont moins réchauffés que les terres immergées (0,6 °C). Donc l’impact   apparait  beaucoup important en pourcentage, surtout entre les deux tropiques. Quasiment pour un tiers.


Notre soleil a eu une bouffée de chaleur importante entre février et avril 2023. Il faut remonter à 1960 pour observer de telles valeurs d’éclairement. Depuis mai, les valeurs sont retombées au niveau de l’année 2022. Nous sommes proches du maximum du cycle solaire 25. Mais peut-être pas exactement au sommet.

La communauté Internet s’est émue de voir les océans tropicaux atteindre leur valeur maximum de température ces derniers mois. Une hausse de 0,3 °C inhabituelle par rapport aux années précédentes. Notons que nous observons cette hausse uniquement au niveau des tropiques. Elle est totalement absente au-dessus de 60 N.
Il est probable que le retour d’El Niño joue aussi un petit rôle.


Si le soleil en reste là, dans ses bouffées de chaleur, ce sera juste un petit coup de chauffe pour la piscine atlantique tropicale et le Pacifique. Si le soleil repart à la hausse, nous aurons aussi un coup de chaud.
Un déplacement de l’anticyclone à prévoir. C’est sans conséquence sur l’Europe qui, par l’imperméabilisation de ses sols, crée elle-même sa hausse des températures, et sa sécheresse, comme nous observons depuis 20 ans. À nos latitudes, l’océan Atlantique est peu affecté. Il en va différemment pour les pays tropicaux.


La pose de panneaux solaire sur les plans d’eau se multiplie. La réponse à la question dépend du type d’installation. Sont-ils posés ou flottants ? La conséquence sur le réchauffement est alors très différente.

 Les panneaux solaires produisent 15 W/m2 d’électricité, mais la chaleur qu’ils dégagent et le blocage de l’évaporation naturelle vont réchauffer l’atmosphère 6 fois plus que le gain apporté. Produire quelques heures de l’électricité, et simultanément supprimer les phénomènes naturels toute la journée n’est pas forcément bon pour la planète.

  • Mettre un couvercle sur le bassin, comme le fait tout couvercle de casserole, va bloquer l’évaporation naturelle. 70 W/m2 du refroidissement dû à l’évaporation ne s’échappent plus.
  • Le constituer avec des cellules photovoltaïques chauffant à 60 °C va faire apparaître une chaleur additionnelle émise sous forme de convection. Je vous laisse la calculer. Soit les panneaux réchauffent l’atmosphère, soit ils réchauffent le bassin.

 Poser des feuilles de silice (aux mêmes propriétés thermiques que le sable sec, en pire) sur les plans d’eau, c’est créer un micro Sahara au sable noir. À la louche, le réchauffement induit est supérieur à 80 W/m2 supplémentaires soit 15 °C localement. On ne peut pas faire pire.

Une centrale flottante réagit mieux si les panneaux ne sont pas simplement posés sur l’eau, mais intégrés sur une persienne à claire-voie, laissant sortir l’évaporation du bassin. L’effet couvercle disparaît. Une telle installation à Piolenc dans le Vaucluse existe (23 GWh annoncés sur 17 hectares). Les panneaux ne bloquent que partiellement l’évaporation ; ils chauffent et dégagent un peu de chaleur par convection.

  La nature est bien faite. Les plans d’eau sont un fantastique climatiseur de la planète. Ne les détruisons pas.