Le souffle de la Nina.

La Niña souffle plus fort que jamais. Il faut remonter au moins 50 ans en arrière pour observer une telle valeur. Le refroidissement de surface du Pacifique de 1,9 °C en juin entraîne une évaporation plus faible et donc une sécheresse dans de nombreuses parties du monde (usa…) même si certaines zones en particulier en Asie et en Australie se trouvent beaucoup plus pluvieuses. Nous sommes devant un événement naturel, lié à la direction et la force des alizés. Les effets en sont connus depuis longtemps et publiés sur le graphe ci-joint. C’est la force qui est inhabituelle. Alors que nous dépassons les 35 °C sur la France, il fait seulement 29 °C à Calcutta et New-Dehli. L’air plus sec du Pacifique est transporté par les courants ascendants vers nos latitudes. Cette baisse de l’humidité de l’air se retrouve à haute altitude au-dessus de 5000 m, sous nos latitudes, diminuant ainsi la radiation de la vapeur d’eau dans l’espace. Il s’en suit une augmentation de la chaleur dans la colonne d’air, et donc une chaleur plus grande au sol. Nous mesurons 15 °C de plus à 5000 m, comme le mentionne Météo-France. Cette chaleur sur l’Europe résulte donc d’un phénomène purement naturel.

L’intervention humaine amplifie le phénomène. L’artificialisation des sols et leur imperméabilisation contribuent également à une sécheresse plus marquée en Europe, et dans d’autres zones du monde. Là, il s’agit de l’action de l’homme.

Faisons la part de la Nature et celle de l’Homme.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation