Beaucoup de sites avaient annoncé des records planétaires pour le mois de juin. Le chiffre publié par le Godard (GISS — NOAA) vient de sortir : 1,07 °C. Le réchauffement pour l’ensemble de la planète par rapport à la moyenne 1951-1980. C’est effectivement un record pour un mois de juin.

Mais l’année complète 2023 est loin d’établir un record. Sa température est plus faible que 2016, 2019, 2020, malgré une activité solaire la plus forte depuis 1960. Un surplus d’éclairement solaire qui a apporté 0,12 °C de réchauffement ce dernier semestre (voir les posts précédents https://lnkd.in/e8BmeYnk). Beaucoup plus que le réchauffement anthropique en très légère augmentation d’une année sur l’autre à 0,016 °C.
Sur les 60 dernières années, il existe une part anthropique 0,90 °C en hausse constante supérieure à l’oscillation solaire de 0,10 °C. Néanmoins, l’échauffement important observé au dernier trimestre est dû au cycle solaire et non au réchauffement anthropique.
Un cycle naturel compris et expliqué éviterait une telle éco anxiété, puisque le réchauffement induit est temporaire.
Hormis les mois de juin, d’autres mois dans le passé ont eu des poussées plus élevées de température, que juin 2023 : février et mars 2016 (1,37 °C), février et mars 2017 (1,14 °C), mars 2019 (1,19 °C), février 2020 (1,24 °C), mars 2023 (1,21 °C).
Les médias adorent dramatiser. L’angoisse climatique empêche de prendre les bonnes mesures. Elle bloque tout débat sur les causes, et les solutions. Comprendre la part naturelle du réchauffement est de la première importance. Se poser la question pourquoi 2016, 2019, ont été plus chauds, c’est résoudre la moitié du problème.
Dramatiser des records sur un jour ou sur un mois n’a pas grand sens.
