Pourquoi cette vague de froid soudaine ?

L’activité solaire est particulièrement forte depuis mi-janvier. Il n’en fallait pas plus pour déstabiliser le vortex polaire (une zone de faible pression tourbillonnaire crée chaque hiver par la nuit polaire  et la  force de Coriolis au-dessus du pôle Nord). Dans ce cas précis, personne ne pouvait prévoir cet épisode, et personne ne l’a vu arriver.

Le satellite TSIS n’a pas pu enregistrer les données de l’éclairement solaire du 7 janvier au 16 janvier. Mais celles à compter du 17 janvier sont particulièrement faibles : 1 W/m2 en dessous des niveaux antérieurs. La contraction de l’éclairement solaire a donné une pichenette sur le haut de la toupie que constitue le vortex polaire, entraînant une rupture d’équilibre. Le vortex sorti de son axe a faibli. L’air plus chaud de la stratosphère l’a comblé en partie. L’air froid qu’il contenait en bas est descendu sur la France et sur la Chine, entraînant une vague de froid (— 15 °C à Beijing actuellement).

Des éruptions solaires de classe X à partir du 6 janvier, les 6, 9, 10 janvier (mesurées par Goes 18 dans la bande rayons X). L’électronique du satellite TSIS a été perturbée et dans l’impossibilité de donner les mesures de l’éclairement solaire, à ces dates.



Nous revivons exactement le même épisode que fin novembre 2020. La pichenette représente un quart de l’énergie mondiale consommée ! C’était une grosse pichenette.


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