Une terrible sécheresse sur l’ouest des États-Unis fait craindre de nouvelles périodes de canicule et un black-out en Californie.

La Niña s’est installée depuis 15 mois ; les vents de surface sur l’ensemble du Pacifique tropical sont plus forts que d’habitude ; la majeure partie de l’Océan se retrouve plus froide. Les précipitations augmentent sur l’Indonésie, où les eaux restent chaudes, et diminuent sur le Pacifique tropical central, frais. Au-dessus de l’Indonésie, se développent des mouvements d’air ascendant plus forts. Par contre, il se forme un courant d’air descendant à la verticale des eaux plus froides du Pacifique central et oriental. Ce dernier entraîne un air sec sur les États unis. Durant les mois d’été, la bulle d’air dans l’atmosphère est chauffée par compression sous une haute pression, sans pouvoir être refroidie par l’humidité du sol. En 2021, la Niña avait créé des colonnes sèches au-dessus du Pacifique, comme elle le fait à chacun de ses épisodes. L’une d’entre elles, plus au Nord, avait été happée par le vortex. L’air sec se retrouvait comprimé sans possibilité de refroidissement par la vapeur d’eau.

Verra-t-on revenir le dôme de chaleur de l’été dernier sur l’Ouest américain ? Cette vague de chaleur arriverait sur un sol extrêmement sec. Les éoliennes seront incapables de subvenir aux besoins des climatiseurs, avec cet énorme anticyclone. Le tout éolien montre ses limites.

La Californie s’inquiète des coupures de courant à venir. Elle a arrêté les centrales nucléaires depuis plusieurs années. Le photovoltaïque et l’éolien sont insuffisants pour alimenter les climatiseurs avec l’arrêt de la production hydroélectrique. Les autorités lancent un appel urgent pour créer des moyens de production de plusieurs gigawatts ! Ils envisagent de donner des primes à ceux qui renonceraient à consommer l’électricité ! Les Californiens commencent à se demander si l’énergie verte n’est pas une immense farce. Ils paient 70 % plus cher leur électricité que le reste des Américains, pour un service le plus détérioré de tous. À chaque coupure un peu longue, la chaîne alimentaire et sanitaire est mise en danger. Ce pays est devenu le laboratoire grandeur nature des idées vertes. Il serait bon de l’observer.

 Sur le reste de la planète, il fait plus froid et plus humide que d’habitude, en particulier dans l’est de l’Amérique, le Brésil… Avec le bon diagnostic et une action appropriée, tout peut rentrer dans l’ordre


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