
Starcloud 1 est lancé le 2 novembre.
Starcloud, une jeune pousse soutenue par Nvidia, envisage de créer des centres de données dans l’espace. Ces derniers seront alimentés par l’énergie solaire. Le premier prototype a été lancé le 2 novembre. Il pèse 60 kg et possède une puissance de calcul cent fois supérieure à celle de tout autre ordinateur spatial. Il est équipé de la puce Nvidia H100.
Cette solution pourrait contribuer à satisfaire les besoins en énergie toujours plus grands des centres de données, en raison de la croissance exponentielle de l’IA. Pourquoi ne pas simplement la consommer sur place au lieu de la faire venir de la Terre ? C’est le concept de Starcloud, une entreprise soutenue par le programme Inception de Nvidia.
Les serveurs fonctionneront grâce à une énergie solaire presque inépuisable et disponible 24 h/24. De plus, ces centres de données pourront directement évacuer la chaleur produite dans l’espace, évitant ainsi les systèmes de refroidissement très gourmands en eau.
L’absence d’atmosphère rendra les choses plus complexes, car le refroidissement par convection et conduction thermique sera impossible. Tout se fera par rayonnement de gros radiateurs. Pour un data center de 1 GW, cela équivaudrait à environ 1,6 km², soit environ la moitié de la superficie des panneaux solaires.
Starcloud 2 sera opérationnel en 2026, sur une orbite héliosynchrone. Il sera accessible pour un usage commercial.
L’un des premiers cas d’utilisation envisagés est l’analyse de données d’observation de la Terre pour détecter des catastrophes naturelles. Une autre application cruciale est le traitement de signaux radar. Effectuer l’inférence directement en orbite permettrait de réduire la latence de plusieurs heures à quelques minutes, ce qui serait bénéfique pour détecter rapidement des incendies ou détecter des signaux de détresse.
