L’anomalie de température de la planète a augmenté de 0,29 °C en un an, d’août 2022 à août 2023. Faut-il s’en inquiéter ? Les deux tiers de cette hausse annuelle (0, 20 °C) sont dus aux fluctuations naturelles (soleil et el Nino) et 0,015 °C annuel proviennent du réchauffement anthropique.

Un zoom sur les 30 dernières années est nécessaire pour extraire la pente du réchauffement anthropique, et faire abstraction des variations naturelles. Les oscillations des huit dernières années expriment principalement les variations naturelles (soleil, El Niño). N’utilisons pas un intervalle aussi court pour exprimer une tendance long-terme. Le soleil a créé un échauffement de 0,1 °C récemment en trois mois, El Niño entraîne des fluctuations de 0,2 °C en deux ans. Alors évidemment, il est difficile d’extraire la faible tendance hors fluctuations naturelles, 20 fois plus faible.

Il est donc urgent de renoncer à l’alarmisme inutile des publications des records mensuels. Agissons plutôt et concentrons-nous sur les causes du réchauffement anthropique. En particulier pour la France, arrêtons d’imperméabiliser les sols, végétalisons nos cités. Et tout ira mieux. Nous avons hissé la tendance au-dessus de celle de l’ensemble de la planète de 0,6 °C depuis 30 ans. Une action adaptée pourrait la faire redescendre rapidement.


Le soleil nous a envoyé une belle giclée de chaleur en août. Et il continue.

Après avoir considérablement chauffé au printemps, le soleil ne tire pas sa révérence. Il a gardé un rythme soutenu en août. Cet excès va se traduire par une hausse des températures en septembre. A-t-on atteint le sommet du cycle 25 ? Difficile à affirmer. Des bouffées régulières reviennent tous les deux mois. En tout cas depuis 1960, jamais l’éclairement solaire n’avait été aussi flamboyant. Trop occupés à idolâtrer le CO2, les commentateurs n’observent pas le soleil.

El Niño prendra-t-il le relais ? Il hésite à s’imposer, tant que le cycle solaire ne se replie pas.

Parler de réchauffement climatique sur des fluctuations journalières ou mensuelles n’a strictement aucun sens. À cette échelle de temps, ce sont les variations naturelles qui prédominent d’un facteur 10. Pour comprendre et traiter le réchauffement anthropique, il convient de garder une graduation de temps supérieure à dix ans. Nous savons alors isoler les cycles naturels (soleil, El Niño…) des courbes de tendance anthropiques.
Faire de l’alarmisme sur les records des dernières semaines ne peut semer que la confusion, sauf à expliquer les phénomènes cycliques naturels qui en sont à l’origine.

Et là le soleil est bien présent, plus que d’habitude.