Nous venons de vivre la plus forte variation naturelle de température sur un semestre, depuis 1960. Elle se superpose au réchauffement anthropique. Ce dernier continue sur la même pente, sans aggravation ni récession. Il n’y a aucune raison de créer un alarmisme comme le publient les sites en juillet, pour des phénomènes naturels…

Au premier semestre 2023, l’éclairement solaire a brutalement augmenté la température de la Terre de 0,13 °C. Il a augmenté la température de l’ensemble des océans de 0,23 °C (1 °C à la verticale du soleil) ; ce qui demande une énergie considérable. Seuls en sont capables le Soleil ou El Niño/la Nina.  

Dans le même temps, le « mythique CO2 » contribue au réchauffement pour 0,005 °C/an comme chaque année. Sur la durée, l’activité cyclique du soleil contribue peu au réchauffement. Sur les trois derniers mois, il fut le facteur décisif pour franchir des records. Nous aurions dû attendre 10 ans pour observer une telle valeur sans la bouffée de chaleur soudaine du soleil.
C’est comme discuter du niveau des mers, sans tenir compte des marées.

La NOAA vient de publier la température moyenne de la planète en juillet : une hausse de 1,18 °C depuis 1960. Juillet 2023 présente l’anomalie de température la plus élevée pour un mois de juillet. Habituellement, c’est un mois faible. Mais l’anomalie du mois dernier ne bat pas de record ; elle reste inférieure à celles de février et mars 2016, ainsi que celle de mars 2023.
L’année 2023 (du moins les douze derniers mois) n’est pas non plus l’année la plus élevée. Elle reste encore inférieure aux trois années 2016, 2019 et 2020, des années El Niño.

Les variations mensuelles de la température sont les plus mauvais indicateurs du réchauffement climatique. En revanche, ce sont d’excellents indicateurs des fluctuations naturelles. À cette échelle de temps, ce sont les fluctuations naturelles qui prédominent d’un facteur 10. Le réchauffement anthropique n’est visible que sur une échelle de temps supérieure à dix ans. Les cycles naturels (soleil, El Niño…) prennent alors moins d’importance.

Nous n’en profitons même pas, pour diminuer les causes anthropiques identifiées depuis longtemps. Nous refusons d’utiliser les bons indicateurs. La volonté de s’attaquer aux causes est toujours aussi absente. Les citoyens préfèrent l’anxiété à l’action. Dommage que les correctifs les moins onéreux et les plus efficaces ne soient pas mis en œuvre ; ils réduiraient de moitié l’anomalie de température.


Après la hausse spectaculaire de l’éclairement solaire, c’est au tour de la vapeur d’eau d’augmenter dans l’hémisphère nord. La zone surchauffée par le soleil attire toute l’humidité de la planète ; ce qui entraîne des pluies diluviennes en Chine, en Slovénie, et dans d’autres régions.

Le soleil a eu la mauvaise idée de chauffer au printemps et de se refroidir tout aussi brutalement fin juin, au début de l’été. Fait intéressant, l’échauffement provoqué entre l’équateur et 40N a entraîné une évaporation, ainsi qu’un fort transfert de l’humidité dans cette zone. Dans le même temps, nous observons un refroidissement de l’hémisphère sud, et la stabilité de l’Arctique. La baisse de l’éclairement solaire depuis un mois, contracte maintenant cette humidité et provoque les pluies diluviennes observées en Chine.

Cette hausse locale de l’humidité se superpose aux fluctuations pluriannuelles planétaires observées depuis 60 ans : une baisse des années 1960 à 1980 suivie d’une hausse depuis les années 1990. Le niveau de 2023 rejoint le niveau des années 60. D’où les records de pluie.

Le vent s’établit entre les régions surchauffées et les régions où la température est restée stable (Arctique…). Nous les observons dans les deux sens nord et sud suivant la position d’anticyclones marqués. Le mauvais temps sur le nord de la France début août est dû à une descente d’air du sommet de l’hémisphère.

 Les fluctuations du soleil à contretemps par rapport à l’été sont bien à l’origine des changements de saisons observées cette année.