Les écoalarmistes, s’en sont donné à cœur joie, ce mois de juillet en remplaçant la température de l’air mesurée à 2 m par la température du sol dans leurs bulletins de situation ou de prévision pour l’Europe. Des valeurs publiées de 5 °C supérieurs aux valeurs de l’atmosphère mesuré au sol. La faute en revient en particulier, à l’agence spatiale européenne et à Copernicus qui ont initialisé le mouvement.



Le résultat obtenu entre la mesure de la « température du sol » de « celle de l’air à 2 m de hauteur » diffère beaucoup. 
La première  dépend principalement du type de revêtement (eau, forêt, prairie, béton,) à échauffement égal… Certains matériaux accumulent la chaleur et ils sont incapables de la restituer rapidement. Par exemple le béton. Il peut s’en suivre une température de 20 °C au sol à midi, supérieure à l’air ambiant.
La température de l’air à 2 m du sol dépend de l’humidité de l’atmosphère pour les deux tiers. Elle dépend seulement pour un tiers du type de revêtement du sol. L’azote et l’oxygène sont insensibles au rayonnement. C’est la vapeur d’eau qui capte le rayonnement solaire et infrarouge et transmet sa chaleur à l’air.


L’Europe subit une augmentation de 1 °C supérieure au reste de la planète, parce qu’elle altère profondément ses sols. Elle les imperméabilise, interdisant à l’eau de rentrer en profondeur, puis de s’évaporer et de les refroidir. Sans évaporation, les deux tiers de la chaleur solaire absorbée ne peuvent plus ressortir. Le sol augmente sa température, mais l’air aussi par convection.


Actuellement, le nord de l’Europe mesure des températures plutôt clémentes en contradiction avec les déclarations alarmistes. Le bassin méditerranéen subit une canicule sous l’influence des vents d’Afrique particulièrement secs qui amplifient la sécheresse créée par l’altération des sols. Ces vents sont plus intenses que d’habitude. L’activité solaire particulièrement forte du dernier trimestre y contribue-t-elle ?


Beaucoup de sites avaient annoncé des records planétaires pour le mois de juin. Le chiffre publié par le Godard (GISS — NOAA) vient de sortir : 1,07 °C. Le réchauffement pour l’ensemble de la planète par rapport à la moyenne 1951-1980. C’est effectivement un record pour un mois de juin.

Mais l’année complète 2023 est loin d’établir un record. Sa température est plus faible que 2016, 2019, 2020, malgré une activité solaire la plus forte depuis 1960. Un surplus d’éclairement solaire qui a apporté 0,12 °C de réchauffement ce dernier semestre (voir les posts précédents  https://lnkd.in/e8BmeYnk). Beaucoup plus que le réchauffement anthropique en très légère augmentation d’une année sur l’autre à 0,016 °C.

Sur les 60 dernières années, il existe une part anthropique 0,90 °C en hausse constante supérieure à l’oscillation solaire de 0,10 °C. Néanmoins, l’échauffement important observé au dernier trimestre est dû au cycle solaire et non au réchauffement anthropique.

Un cycle naturel compris et expliqué éviterait une telle éco anxiété, puisque le réchauffement induit est temporaire.

Hormis les mois de juin, d’autres mois dans le passé ont eu des poussées plus élevées de température, que juin 2023 : février et mars 2016 (1,37 °C), février et mars 2017 (1,14 °C), mars 2019 (1,19 °C), février 2020 (1,24 °C), mars 2023 (1,21 °C).

Les médias adorent dramatiser. L’angoisse climatique empêche de prendre les bonnes mesures. Elle bloque tout débat sur les causes, et les solutions. Comprendre la part naturelle du réchauffement est de la première importance. Se poser la question pourquoi 2016, 2019, ont été plus chauds, c’est résoudre la moitié du problème.
Dramatiser des records sur un jour ou sur un mois n’a pas grand sens.