Si l’atlantique nord tropical subit un échauffement inhabituel de 0,2 °C, l’océan Atlantique nord au-dessus de 60N n’a pas bougé en température début 2023 (hiver boréal). Ce qui me fait dire que c’est bien le réchauffement solaire, parfaitement mesuré par le satellite TSIS, à l’origine des 0,2 °C, qui émeut tant les réseaux sociaux et les médias.

Deux phénomènes naturels temporaires expliquent la hausse inhabituelle de la planète depuis le début de l’année. Le soleil en surchauffe (voir le post précédent) et le retour d’EL Niño. Les deux sont temporaires et ne dépasseront pas dix-huit mois. La hausse induite par la somme des deux ne dépassera pas  0,2 °C .  L’essentiel de la hausse de 1°C  reste l’action de l’homme sur les sols.

Les océans sont plus sensibles à ces deux phénomènes naturels (pénétration des UV et affaiblissement des alizés). Depuis 60 ans, ils se sont moins réchauffés que les terres immergées (0,6 °C). Donc l’impact   apparait  beaucoup important en pourcentage, surtout entre les deux tropiques. Quasiment pour un tiers.


Notre soleil a eu une bouffée de chaleur importante entre février et avril 2023. Il faut remonter à 1960 pour observer de telles valeurs d’éclairement. Depuis mai, les valeurs sont retombées au niveau de l’année 2022. Nous sommes proches du maximum du cycle solaire 25. Mais peut-être pas exactement au sommet.

La communauté Internet s’est émue de voir les océans tropicaux atteindre leur valeur maximum de température ces derniers mois. Une hausse de 0,3 °C inhabituelle par rapport aux années précédentes. Notons que nous observons cette hausse uniquement au niveau des tropiques. Elle est totalement absente au-dessus de 60 N.
Il est probable que le retour d’El Niño joue aussi un petit rôle.


Si le soleil en reste là, dans ses bouffées de chaleur, ce sera juste un petit coup de chauffe pour la piscine atlantique tropicale et le Pacifique. Si le soleil repart à la hausse, nous aurons aussi un coup de chaud.
Un déplacement de l’anticyclone à prévoir. C’est sans conséquence sur l’Europe qui, par l’imperméabilisation de ses sols, crée elle-même sa hausse des températures, et sa sécheresse, comme nous observons depuis 20 ans. À nos latitudes, l’océan Atlantique est peu affecté. Il en va différemment pour les pays tropicaux.