La raréfaction des ressources naturelles entraîne des conséquences plus importantes qu’un réchauffement de 1 °C de la planète. Elle aura un impact économique immédiat. Personne ne sait gérer une décroissance. Le tableau ci-dessous des principaux éléments a été publié par la Société européenne de chimie (EuChemS). Il présente parmi ces 90 éléments différents, lesquels sont en abondance et lesquels peuvent devenir l’objet de pénurie à partir de 2022.

Ces éléments ne s’épuisent pas techniquement, ils se transforment. Seul l’hélium monte dans l’atmosphère terrestre et s’échappe dans l’espace. Certains éléments sont recherchés avec frénésie, au point où ils pourraient bientôt devenir extrêmement rares.

Pour les téléphones portables, quatre éléments deviennent de plus en plus recherchés : le gallium, l’arsenic, l’yttrium, l’indium.

Pour les voitures électriques, ce sont les matériaux de la cathode des batteries qui soulèvent des interrogations : lithium et cobalt… Au moins, la moitié d’une batterie de véhicule électrique comprend du lithium, du nickel, du manganèse et du cobalt, quatre métaux dont les prix flambent depuis l’année dernière. Aussi, n’oublions pas que la Chine contrôle le commerce mondial des minéraux des terres rares. Le problème de souveraineté n’a jamais été aussi criant.

Un élément mérite d’être souligné sur le graphique, le carbone. Il est composé de trois couleurs différentes : vert, rouge et gris foncé.
Vert, car le carbone est en abondance sous forme de dioxyde de carbone. Rouge, car il causera bientôt un certain nombre de problèmes si les habitudes de consommation ne changent pas (méthane en particulier). Gris parce que les combustibles à base de carbone proviennent souvent de pays en conflit. Quant à l’eau composée d’hydrogène et d’oxygène, sa quantité reste constante sur Terre. Elle change de lieu et de nature. Elle se métamorphose sous forme de vapeur, liquide ou glace.