Pour une transition écologique douce.

Un mouvement se développe pour remplacer les hydrocarbures qui fournissent 84 % de l’énergie mondiale par du solaire, de l’éolien et des batteries. 

En France, l’éolien fonctionne seulement 25 % du temps, le photovoltaïque 12 %. La propriété des énergies intermittentes a trompé les Français, puisqu’elles nécessitent 75 % du temps des énergies classiques en complément. En particulier en hiver, sans soleil et sans vent. D’où un coût plus élevé pour développer deux sources d’énergie au fonctionnement intermittent. Sur toute l’Europe, la présence ou l’absence du vent et de l’énergie solaire a lieu simultanément. Multiplier le nombre de générateurs ne résout rien.

 En l’absence d’une stratégie long terme sur l’énergie, faute d’investissement, il n’y a plus assez de centrales pilotables, pour s’adapter à la demande des utilisateurs. Les prix montent pour pouvoir observer l’équilibre entre l’offre et la demande, jusqu’à atteindre suffisamment de destruction de la demande. 

Cette nouvelle économie de l’énergie repose sur l’idée d’un développement technologique aussi rapide que celui de l’informatique et des télécoms avec des facteurs 10 de gain technologique. En fait, la nature nous dit qu’il n’y a aucune possibilité d’opérer une transition à court terme aussi vite.
1/ Ni les entrepreneurs ni les scientifiques n’ont découvert une énergie aussi remarquable que les hydrocarbures en termes de faible coût, haute densité énergétique, de portabilité.
2/ La limite des cellules photovoltaïques en silicium autorise une conversion maximale de 34 % des photons en électrons. La meilleure technologie commerciale actuelle dépasse 26 %.

3/ La technologie des éoliennes s’est améliorée, mais la limite physique est de 60 % de l’énergie cinétique de l’air en mouvement. Les turbines commerciales dépassent aujourd’hui 40 %.

4/ La production de Tesla, la plus grande usine de batterie au monde, pourrait stocker l’équivalent de trois minutes de la demande annuelle en électricité des États-Unis. Il faudrait 1000 ans de production pour fabriquer suffisamment de batteries pour deux jours demandés des consommateurs. Pendant ce temps, 25 à 100 kg de matériaux sont extraits, déplacés et traités pour chaque kilogramme de batterie produit. Les voitures électriques resteront un produit de luxe réservé aux plus aisés.

L’énergie est une industrie nécessitant des investissements à durée de vie longue : plus de 40 ans. L’Europe veut imposer une transition en 10 ans. C’est une absurdité industrielle et financière. Les citoyens vont en payer le prix exorbitant par un pouvoir d’achat fortement réduit, et des coupures d’énergie, faute d’investissement dans les énergies pilotables. Pour quel bénéfice ?