La Nina se déchaîne comme jamais dans le passé. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’arrêt de la sécheresse. Au mois de juillet, le Pacifique s’est refroidi de 2,2 °C par rapport à la moyenne des années précédentes. Un Pacifique froid, c’est autant d’humidité en moins pour le globe terrestre. Le paradoxe par ses grandes chaleurs en Europe est que l’activité solaire baisse depuis le 12 juin. Ce qui explique en partie le refroidissement supplémentaire du Pacifique. Les épisodes de sécheresse du siècle dernier (de 1910 à 1916, 1921, de 1942 à 1949…) ont tous été concomitants avec un petit refroidissement de la Terre. 2022 n’échappe pas à cette observation. La température de la Terre est plus faible de 0,1 °C qu’en 2016. La Terre s’est légèrement refroidie depuis 6 ans.

En revanche, la tendance à long terme provoquée par l’action de l’homme provoque une augmentation de l’humidité atmosphérique au niveau du sol ; ce que nous avons observé depuis 60 ans. Aucune observation ne montre une corrélation entre l’augmentation du CO2 et les épisodes de sécheresse. La teneur en CO2 n’était-elle pas 30 % plus faible le siècle dernier qu’aujourd’hui, lors des épisodes de sécheresse ? La cause principale est liée à l’activité solaire, et aux épisodes La Nina. Même si l’action de l’homme en imperméabilisant les sols contribue à amplifier le phénomène. À interdire aux sols d’emmagasiner la pluie, par un bétonnage excessif de nos cités, cela provoque sécheresse et chaleur. Il n’y a pas d’eau à évaporer pour humidifier l’air et refroidir l’atmosphère.

Quelle conséquence pour nous ? Un climat violent, sécheresse ou inondation, cyclones sur l’Atlantique ? Les trois sont possibles dans les deux mois à venir. Et probablement un hiver froid et sec.
La Nina est un phénomène naturel qui revient tous les 5 ou 10 ans et peut entraîner un échauffement temporaire de 15 °C ; de telles canicules ont été observées et mesurées en France de 1942 à 1949, en 1921, avec des effets hydrauliques plus durs qu’aujourd’hui.  

L’artificialisation des sols est créée par les Français eux — mêmes ; elle contribue à une hausse de l’équilibre des températures localement de 2 °C en France ; les deux phénomènes se superposent.

Bravo M Leclerc, mais vous pouvez mieux faire.
Vous avez peint en blanc le toit de l’hypermarché de Montargis. Repeindre en blanc les toits permet de refroidir la planète de 25 W/m2 localement ; les Grecs badigeonnent en blanc depuis longtemps leurs maisons.
Supprimer le béton des parkings permettrait de gagner plus du double. (source M Vieillefosse, réchauffement climatique). Vous seriez deux fois plus efficace en aménageant vos parkings avec des plots, permettant à l’eau de pénétrer dans le sol, puis de s’évaporer. Et cela vous coûtera moins cher que de maintenir blanche la peinture des toits.

La consommation d’énergie (300 kWh/m2) produite dans vos magasins avec le mix électrique français représente 137 W/m2 de réchauffement localement. Les parkings bétonnés et l’absorption des toits des bâtiments contribuent au réchauffement à hauteur de 40 % et de 20 % de la consommation électrique des hypermarchés. Une source potentielle puissante de réduction du réchauffement.

L’artificialisation des sols explique pourquoi la France a un réchauffement de 2 °C, double de celui de la planète en 60 ans. 4 % des sols sont imperméabilisés en France. C’est le record d’Europe ; le réchauffement reste local. À nous de choisir si l’on veut lutter contre le CO2 sans aucun résultat à court terme, ou au contraire lutter contre l’imperméabilisation des sols avec un résultat immédiat : gagner 1 °C, la moitié du réchauffement observé depuis 60 ans. Lorsqu’on touche à la surface du sol, les responsables locaux subissent leurs turpitudes, contrairement aux gaz qui se répartissent uniformément sur la planète.