La Cour suprême des États-Unis retire à l’agence fédérale de l’environnement le droit de statuer sur les émissions de CO2 liées à l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité. C’est au Congrès à statuer et à assumer l’impopularité des augmentations de prix et les conséquences sur l’inflation. Plus de quatre cents agences fédérales décident pour les consommateurs, sans avoir de comptes à rendre aux citoyens.
L’Europe va-t-elle laisser la technocratie européenne décider ? Qui doit décider nos modes d’énergie et leurs coûts ?
Obama avait proposé une réduction du charbon de 32 % en 2030 par rapport au niveau de 2005. Le secteur de l’électricité aux États-Unis représente 1,7 Gt CO2 ; le charbon contribue à un quart de l’électricité. La baisse, observée depuis 2005, a représenté 75 millions de tonnes de CO2, une valeur très en dessous de l’effort demandé. Soit un impact de 0,0004 °C. Dans le même temps, industrie, transport, bâtiments n’ont pas baissé leurs émissions aux États unis.
Dans le monde depuis 2005, la production électrique a émis 30 % de plus de CO2, essentiellement sous l’impulsion des pays en développement. Le CO2 a contribué à 0,07°C à l’augmentation de température.
Par comparaison depuis 2005, la déforestation de l’Amazonie et de l’Indonésie a contribué à 0,22°C, l’artificialisation des sols 0,09°C. Faisons le bon diagnostic. Il sera alors plus facile de prendre les bonnes décisions, sans se tromper.

