Certes, la sécheresse inhabituelle est propice au déclenchement des feux de forêt. Mais déjà l’an dernier la Californie reconnaissait que les feux de forêt sont plus liés à l’absence d’entretien qu’au réchauffement. « Si nous voulons réduire la fréquence et le caractère destructeur des incendies, nous devons éliminer les combustibles de nos forêts, en particulier les bois morts », déclaraient les principaux responsables. Les photos récentes des incendies, comme celle jointe, montrent bien l’ampleur des feux sur les bois morts, comparés aux arbres vivants.

Au lieu de terrifier les citoyens sur leur émission de CO2, il conviendrait d’enseigner les gestes vertueux pour la planète : ramasser le bois mort dans les forêts…

Le souffle de la Nina.

La Niña souffle plus fort que jamais. Il faut remonter au moins 50 ans en arrière pour observer une telle valeur. Le refroidissement de surface du Pacifique de 1,9 °C en juin entraîne une évaporation plus faible et donc une sécheresse dans de nombreuses parties du monde (usa…) même si certaines zones en particulier en Asie et en Australie se trouvent beaucoup plus pluvieuses. Nous sommes devant un événement naturel, lié à la direction et la force des alizés. Les effets en sont connus depuis longtemps et publiés sur le graphe ci-joint. C’est la force qui est inhabituelle. Alors que nous dépassons les 35 °C sur la France, il fait seulement 29 °C à Calcutta et New-Dehli. L’air plus sec du Pacifique est transporté par les courants ascendants vers nos latitudes. Cette baisse de l’humidité de l’air se retrouve à haute altitude au-dessus de 5000 m, sous nos latitudes, diminuant ainsi la radiation de la vapeur d’eau dans l’espace. Il s’en suit une augmentation de la chaleur dans la colonne d’air, et donc une chaleur plus grande au sol. Nous mesurons 15 °C de plus à 5000 m, comme le mentionne Météo-France. Cette chaleur sur l’Europe résulte donc d’un phénomène purement naturel.

L’intervention humaine amplifie le phénomène. L’artificialisation des sols et leur imperméabilisation contribuent également à une sécheresse plus marquée en Europe, et dans d’autres zones du monde. Là, il s’agit de l’action de l’homme.

Faisons la part de la Nature et celle de l’Homme.


La Cour suprême des États-Unis retire à l’agence fédérale de l’environnement le droit de statuer sur les émissions de CO2 liées à l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité. C’est au Congrès à statuer et à assumer l’impopularité des augmentations de prix et les conséquences sur l’inflation. Plus de quatre cents agences fédérales décident pour les consommateurs, sans avoir de comptes à rendre aux citoyens.
L’Europe va-t-elle laisser la technocratie européenne décider ? Qui doit décider nos modes d’énergie et leurs coûts ?
Obama avait proposé une réduction du charbon de 32 % en 2030 par rapport au niveau de 2005. Le secteur de l’électricité aux États-Unis représente 1,7 Gt CO2 ; le charbon contribue à un quart de l’électricité. La baisse, observée depuis 2005, a représenté 75 millions de tonnes de CO2, une valeur très en dessous de l’effort demandé. Soit un impact de 0,0004 °C. Dans le même temps, industrie, transport, bâtiments n’ont pas baissé leurs émissions aux États unis.

Dans le monde depuis 2005, la production électrique a émis 30 % de plus de CO2, essentiellement sous l’impulsion des pays en développement. Le CO2 a contribué à 0,07°C à l’augmentation de température.

Par comparaison depuis 2005, la déforestation de l’Amazonie et de l’Indonésie a contribué à 0,22°C, l’artificialisation des sols 0,09°C. Faisons le bon diagnostic. Il sera alors plus facile de prendre les bonnes décisions, sans se tromper.